Une alimentation équilibrée est le gage d'une bonne santé physique, mais contribue aussi au bien-être général. Un aspect à ne pas négliger en période de pandémie.
Bien manger pour son équilibre personnel
Bien manger pour son équilibre personnel. Image: DR

La mauvaise nouvelle pour commencer: n’espérez pas trouver dans cet article l’aliment miracle capable de donner au corps tout ce dont il a besoin pour être en santé. Mais voici la bonne nouvelle (qui n’est probablement pas un scoop): la clé réside dans une alimentation équilibrée, qui donne une base saine et suffisamment solide pour s’autoriser parfois quelques écarts.

Une alimentation équilibrée

L’équilibre par le régime méditerranéen

Natalie Bez conseille de s’inspirer du régime méditerranéen pour une alimentation équilibrée. La base est constituée de végétaux avec légumes frais et fruits, céréales complètes et légumineuses comme les lentilles, les fèves, les pois chiches et le soja, mais aussi d’oléagineux et de graisses saines (huile d’olive ou de colza p. ex.). S’y ajoutent de petites quantités d’aliments d’origine animale tels que produits laitiers, œufs, poisson et viande.

Pour une alimentation équilibrée, il faudrait s’inspirer dans l’idéal du régime méditerranéen (voir l’encadré). Comme l’explique Natalie Bez, assistante scientifique en Nutrition et diététique au département Santé (BFH-G), celui-ci «permet de couvrir tous les besoins vitaux en vitamines et sels minéraux». Aucun élément n’est plus important qu’un autre, ajoute-t-elle. Il faut à la fois des vitamines, des fibres alimentaires, des nutriments et des substances végétales secondaires pour le bon fonctionnement du corps et l’équilibre personnel. «En nutrition, on garde toujours une vision d’ensemble», souligne la spécialiste.

Les douceurs après le repas

Qui n’a jamais été tenté par un carré de chocolat ou une douceur pour se donner du cœur à l’ouvrage? «Une telle envie ne pose pas de problème, mais il vaut mieux réserver le chocolat ou autre petit dessert pour la fin du repas», conseille Natalie Bez. Le fait d’avoir déjà ingéré des aliments permet d’assimiler les sucres plus lentement. Si on cède à la tentation en milieu d’après-midi par exemple, le taux de sucre dans le sang monte d’un coup. «Puis il redescend tout aussi vite et on ressent à nouveau le besoin de grignoter», indique Natalie Bez.

Réduire les portions en période de stress

Le principe de base: conserver une glycémie stable pour prévenir les baisses d’énergie qui minent le moral. En période de stress, c’est encore plus important. Alors que faire lorsque la pression est telle qu’on en perd l’appétit? La réponse de Natalie Bez: «Si on n’arrive pas à manger sous l’effet du stress, il vaut mieux ne pas se forcer.» Si la situation se prolonge, elle recommande toutefois de prévoir des repas peu consistants: un petit sandwich, un ballon, une banane, une poignée de noix, un yaourt ou quelquefois une barre de céréales. «Cela permet de ne pas surcharger l’estomac et les intestins, déjà sous tension», explique Natalie Bez. Le conseil est le même pour les personnes qui ont tendance à trop manger quand elles sont stressées. Planifier les repas et privilégier les en-cas sains aide à garder l’équilibre et à éviter les baisses de tonus, même en période chargée.

Trouver son propre équilibre

Il est important de rechercher le type d’alimentation qui nous convient le mieux, étant entendu que cela n’exclut pas de temps à autre une soirée pizza en famille ou un bon repas entre amis. «Inutile de viser la perfection», souligne Natalie Bez. Si on se permet un écart, il suffit de faire un peu plus d’exercice pour compenser le lendemain, de renoncer au sucré, ou encore de jeûner jusqu’à midi, soit attendre 12h00 environ avant la première prise alimentaire. Chaque individu sait ce qui est bon pour lui. «Si la base est saine, on peut sans problème faire des exceptions de temps en temps.» L’essentiel, c’est d’être à l’écoute de son corps, de développer son ressenti pour trouver son propre équilibre», insiste Natalie Bez.

Portrait

Natalie Sara Bez a étudié la nutrition et la diététique à la BFH-G et travaille aujourd’hui dans ce domaine comme assistante scientifique. Ses champs de recherche prioritaires sont les denrées d’origine végétale et l’alimentation en cas de syndrome du côlon irritable. En août prochain, elle se perfectionnera en psychologie nutritionnelle dans le cadre d’un CAS.

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